Enseigner, c'est offrir une partie de soi.

On n'enseigne pas ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir : on n'enseigne et on ne peut enseigner que ce que l'on est. - Jean Jaurès

dimanche 28 mars 2010

Le cognitivisme, ou l’apprentissage par découverte.

Dans le cadre de notre formation universitaire, nous avions à suivre le cours FPE 2250, Développement intégral de l’enfant et épistémologie de l’éducation, où nous avons étudié les différents modèles pédagogiques qui façonnent l’enseignement. Bien que l’humanisme soit le courant le plus près de mes valeurs, j’ai trouvé de nombreux éléments intéressants dans le béhaviorisme et le cognitivisme qui m’aident à affirmer mes valeurs d’enseignants.

Le cognitivisme, dont l’orientation pédagogique est de construire (savoir-faire), est de nature puérocentriste où l’enfant est au cœur de ses apprentissages. Selon le courant cognitiviste, dont Piaget (1896-1980) est un des principaux penseurs, la connaissance ne vient ni du sujet, ni de l’objet, mais de la relation entre les deux. Cette interaction entre le sujet et l’objet, qui est à la base de l’apprentissage selon le cognitivisme évolue durant 4 stades de développement : 1- stade sensorimoteur de 0 à 2 ans, 2- stade représentatif de 3 à 6 ans, 3- stade opératoire de 7 à 11 ans, 4- stade formel à partir de 11 ans et plus.

L’enseignant doit enseigner à l’enfant à construire, car la connaissance résulte d’une construction mentale. Cette construction du savoir se fait par assimilation et accommodation, c’est-à-dire d’être capable de prendre et de centrer sur soi (assimilation) et aussi de décentrer de soi (accommodation). Selon le cognitivisme, l’enfant doit aller à son rythme. De plus, les tenants du cognitivisme considèrent qu’il est inutile de stimuler l’enfant, car cela ne le fera pas apprendre plus rapidement. Or, cette perception de l’enseignement est à l’encontre même de mes valeurs d’enseignant. En effet, durant mes deux derniers stages, j’ai pu observer l’immense intérêt des enfants lorsque je les stimulais en abordant de nouveaux concepts. Ne serait-ce pas d’ailleurs cette stimulation qui encouragerait les enfants à rester sur les bancs de l’école? Cette soif de savoir davantage, de découvrir de nouvelles choses?

Malgré cette vision cognitiviste qui considère que l’enseignant ne peut stimuler les enfants afin de maximiser leurs apprentissages, le cognitivisme considère que l’école doit fournir à l’élève des occasions de découverte afin qu’il explore son environnement et fasse ses propres découvertes. Cette vision m’intéresse grandement, et se rapproche des modèles pédagogiques comme la pédagogie par projet à laquelle je suis grandement attaché.

Réflexions tirées d'un travail final dans le cadre du cours FPE 2250, Développement intégral de l’enfant et épistémologie de l’éducation, Automne 2009.

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