Enseigner, c'est offrir une partie de soi.

On n'enseigne pas ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir : on n'enseigne et on ne peut enseigner que ce que l'on est. - Jean Jaurès
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lundi 12 octobre 2009

Ma conception de mon rôle de stagiaire

Selon moi, les qualités qui feront de moi un bon stagiaire sont ma bonne humeur, pour établir un climat agréable dans la classe, mon humour, pour être complice avec mes élèves et pour être en bonne relation avec mon enseignant attitré, ma patience, quant aux difficultés que je vais rencontrer, mon empathie, pour comprendre les sentiments des élèves et de l’enseignant, ma rigueur, pour la qualité du travail que je vais effectuer et exiger de mes élèves, mon dynamisme, pour motiver les enfants et pour la création de projets interactifs, mon intelligence, pour expliquer la matière et aider les élèves à l’assimiler, ma créativité, pour les projets artistiques et autres, ma jeunesse d’esprit, pour comprendre les élèves et pour être accepté au sein du groupe ainsi que ma passion pour l’enseignement.

Toutefois, il faudra que je fasse attention de ne pas être hâtif, lorsque je voudrais que les élèves comprennent la matière ou que les évènements de la classe prendront trop de temps. Je devrai également faire attention de ne pas être trop exigeant avec les élèves et d’évaluer leurs capacités intellectuelles et motrices afin d’adapter mon enseignement. Je veillerai également à ne pas fermer mon esprit à l’opinion des autres. En effet, j’ai tendance à avoir de la difficulté à accepter la conception des autres, ce qui pourrait me nuire avec mon professeur attitré. De plus, je suis parfois orgueilleux et prends difficilement la critique. J’ai peur également de prendre trop à cœur l’échec des élèves que je prendrai personnel puisque je suis trop perfectionniste. Un autre de mes défauts qui pourrait me causer problème dans mon stage est que je suis extrêmement rancunier. Si quelqu’un me fait du tort, je resterai affecté et fâché longtemps. Je devrai donc travailler cet aspect de ma personnalité d'autant plus que je suis très sensible, et même facilement irritable. Lorsqu’on me veut du mal et qu’on cherche à me faire souffrir, je peux être très affecté. J’ai également tendance à couper la parole, et cela peut vexer certaines personnes. Finalement, j’ai peu d’expérience dans l’enseignement. Je travaille souvent avec les enfants, mais pas dans une position d’enseignement ou de prise en charge à long terme. Je n’ai jamais travaillé dans un camp de jour ou dans un service de garde. Cependant, je travaille en tant que guide à Arbraska Rigaud, où je dois veiller à la sécurité des groupes, souvent scolaires ou de camp de jour. Je dois expliquer les règles de sécurité et parfois je dois occuper les groupes d’enfants. Je me débrouille bien, mais je n’ai jamais eu à rester plus d’une journée avec un groupe d’enfants.

Ce qui m’attire le plus dans mon rôle de stagiaire c’est la possibilité d’établir des relations similaires à ceux d’un enseignant avec les élèves. J’aime beaucoup socialiser et j’ai hâte de connaître les jeunes avec qui je serai pendant mon stage. De plus, je considère que le rôle de mon enseignant attitré est de me guider dans mon apprentissage et dans mon expérience. Il doit m’appuyer dans mon apprentissage et me donner des conseils. Il joue le rôle de superviseur et de maître pouvant corriger mes erreurs et m’en apprendre davantage. En plus, le développement des compétences professionnelles me semble tout à fait réaliste. Je comprends parfaitement l’importance de ces compétences, telles que la coopération avec les divers milieux qui entourent l’école. D’ailleurs, nous le vivons tranquillement au sein de nos cours par le simple fait de faire des travaux d’équipe comme nous aurons à travailler de concert avec nos collègues. Ces compétences me paraissent essentielles et évidentes, que ce soit de bien s’exprimer ou encore d’intégrer les technologies informatiques et de communication. Je ne crois pas qu’il soit impossible de bien les maîtriser puisqu’elles définissent en quelque sorte ce que l’on attend d’un bon enseignant.

Je serai à la fois un stagiaire observateur et investigateur. J’observerai les élèves et les pratiques de mon professeur attitré pour mieux m’investir dans la classe. Je serai également réfléchi et instinctif puisqu’il faudra que je réfléchisse quant à mon enseignement, à mes pratiques et quant aux élèves, mais je devrai également faire confiance à mon instinct lorsque le temps me fera défaut. De plus, je considère que je serai un stagiaire innovateur plus qu’imitateur. J’innove souvent, je créé plus que je n’imite. Toutefois, je ne pourrai pas me baser sur mon expérience pour créer, donc je devrai faire davantage comme mon professeur attitré, l’écouter et l’observer pour pouvoir agir de façon adéquate. Cependant, je ne l’imiterai pas, je vais m’en inspirer pour pouvoir adapter sa pédagogie à ma personnalité. Quant au fait si je serai obéissant ou réfractaire, je crois que j’obéirai en classe. Je ne mettrai jamais un professeur en état d’insécurité face à un groupe d’élèves. Cependant, je n’hésiterai pas à faire part de mes opinions à l’enseignant lorsque je serai seul avec lui. En plus, je serai bien un stagiaire surprenant ! J’ai une forte personnalité et j’aime surprendre mon auditoire! Finalement, je serai un bon stagiaire quand je rentrerai en classe pour la première fois, car un stagiaire ne peut être mauvais, sauf s’il croit tout savoir.

Propos tirés de MA CONCEPTION DE MON RÔLE DE STAGIAIRE, à l'automne 2008.

Ma conception de mon rôle de stagiaire concernant la pédagogie

J’ai hâte de tout enseigner! À la fois les domaines généraux de formation, tels que le français, les mathématiques, l’histoire et les sciences, que les choses de la vie, comme le respect des autres, la curiosité face à la différence, l’apprentissage d’une vie équilibrée avec soi et son environnement. Ce qui me plait dans l’enseignement primaire et préscolaire, c’est la possibilité d’enseigner plus que ce qui nous est imposé; soit l’apprentissage des bonheurs de la vie et de ses règles éthiques et morales. Bref, le simple fait d’enseigner me passionne et j’ai bien hâte de commencer.

Cependant, ce qui va me sembler le plus difficile à enseigner c’est le respect de la différence. En effet, les enfants, tout comme les adolescents, peuvent parfois être très cruels entre eux. Je ne sais pas encore comment je vais m’y prendre pour empêcher que certains enfants soient rejetés. Je serai vraiment attristé de ne pas pouvoir changer cette habitude malsaine des enfants à rejeter un individu afin de mieux s’intégrer à un groupe.

Je ne pense pas qu’il y ait des objets d’apprentissage qui soient ennuyants et encore moins inutiles! Pour moi, tout peut devenir vraiment intéressant si on le prend de façon positive et avec humour. C’est comme cela que je considère la vie. Parfois, les choses qu’on aime le moins sont pénibles à cause qu’on les prend avec désintérêt et négativité.

Ce qui me semble le plus important d’apprendre à l’école c’est qui nous sommes. L’identité de l’enfant se développe jusqu’à la fin de l’adolescence et à travers les expériences qu’il vit. Étant donné que celui-ci passe une grande partie de son enfance à l’école, il semble alors important que l’élève découvre ses forces et ses faiblesses afin de mieux se connaître et de forger son identité. Il apprendra également à connaître ses intérêts et peut-être ce qu’il voudra faire plus tard.

Propos tirés de MA CONCEPTION DE MON RÔLE DE STAGIAIRE, à l'automne 2008.

Ma conception de mon rôle de stagiaire concernant les élèves

Selon moi, un bon élève est un enfant qui aime l’école. Lorsque l’école devient un fardeau, un endroit où l’élève ne se sent pas à sa place, il faut alors lui venir en aide. Il faut que l’école soit un lieu où l’enfant aime apprendre et surtout un lieu où il se reconnaît. Après tout, l’école a trois missions, dont celle de qualifier, c’est-à-dire d’offrir à tous les élèves « un environnement éducatif adapté à ses intérêts, à ses aptitudes et à ses besoins en différenciant la pédagogie et en offrant une plus grande diversification des parcours scolaires » (Programme de formation de l'école Québécoise). Il est alors toujours possible d’intéresser un élève à l’école, il faut pour cela savoir l’écouter et le comprendre afin de cibler ses préférences et ses goûts et se rappeler que tous nos élèves ne suivront pas le même parcours. Nous devrons donc les aider à trouver le leur.

Pour moi, un élève ayant une faible estime de soi pourrait représenter les diverses facettes d’un élève en difficulté. En effet, lorsqu’un enfant manque d’estime, il a souvent de la difficulté à socialiser, à se faire des amis, à travailler en équipe. De plus, lorsqu’un enfant manque d’estime, il n’est pas intéressé dans ses études. Cela peut le mener à ne pas reconnaître ses forces et ses intérêts ne lui semblent pas importants. Je considère qu’un enfant ayant une faible estime de soi a alors de la difficulté à répondre à l’un des trois objectifs de l’école, sinon tous, que sont l’instruction, la socialisation et la qualification. C’est pourquoi, en tant que futurs enseignants, nous devons veiller au développement global de l’enfant dont l’estime de soi représente une part importante.

Le groupe auquel j’aimerais enseigner serait avant tout un groupe ayant une bonne dynamique. Je veux que ma classe soit amusante, que l’on se sente bien et que tous les élèves en gardent un bon souvenir. Je préférerais enseigner à des enfants du deuxième cycle ou du troisième. Peu m’importe leurs capacités ou leurs caractéristiques, j’accepterais tous les enfants tels qu’ils sont et ferais mon possible pour qu’ils se sentent appréciés dans mon groupe. Ce que j’aimais à mon école primaire, c’était que les élèves de différentes origines étaient bien accueillis et parfois des élèves ayant des retards mentaux ou des difficultés de comportements et d’apprentissages importants l’étaient aussi. Nous apprenions alors à nous familiariser avec les différences qui façonnent notre monde actuel et ces enfants se sentaient vraiment intégrés au groupe.

Toutefois, une classe à laquelle je n’aimerais pas enseigner serait un endroit où je ne peux pas me rapprocher de mes élèves, à cause des règles de vie de l’école. Une classe où la performance académique est le seul objectif à atteindre et où le bonheur des enfants n’est pas important. Je dis cela, car je l’ai vécu dans mes dernières années de primaire dans un établissement privé où les enfants étaient toujours poussés à avoir une bonne performance et où la compétition gâchait leur relation et leur estime de soi. Je serai prêt à enseigner autant à des enfants handicapés qu’à des élèves ayant des troubles de comportement ou d’apprentissage, tant et aussi longtemps que ceux-ci peuvent vivre autre chose que la performance de certains et l’échec des autres.

Propos tirés de MA CONCEPTION DE MON RÔLE DE STAGIAIRE, à l'automne 2008.