Lors de ma quatrième semaine de mise en
pratique, j’ai expérimenté la technique du « catch someone doing something
right ». Je pratique déjà cette technique au quotidien, mais de façon plus
générale au groupe, sans viser un individu en particulier. Or, cette semaine, j’ai
pris le temps de féliciter mes élèves un à un, de leur spécifier comment je me
sens lorsqu’ils agissent bien et je les ai encouragés à poursuivre leur succès!
En cette période de préparation aux examens du ministère, mes élèves sont plus
fragiles. Le fait de les encourager dans ce qu’ils font de bien les gonfle à
bloc et le climat de classe se bonifie! Certains collègues m’ont même fait part
du calme et de la sérénité qui règnent dans ma classe et sont étonnés en cette
veille d’examen!
« Il n'est aucun problème humain qui ne puisse trouver sa solution, puisque cette solution est en nous. » de Alfred Sauvy
Lors de ma cinquième semaine, j’ai mis en
pratique l’approche axée sur les solutions. Les examens … toujours ces fameux
examens! Combien d’élèves succombent face à la pression exercée par leurs
enseignants qui veulent tant la réussite de ces examens? Grâce à mon approche
axée sur les solutions, aucun! Durant la session d’hiver, j’ai suivi un cours
sur la différenciation pédagogique. Lors de ce cours, j’ai bonifié un aspect de
ma pédagogie en laquelle je crois depuis longtemps, c’est-à-dire la recherche
de solutions aux problèmes diagnostiqués! Un examen échoué : d’accord,
mais n’en restons-pas là! Il faut aider l’élève à trouver la solution à son
problème. C’est ainsi que mon enseignement se fait depuis à la recherche de
solutions. J’explique donc à mes élèves leurs problèmes. Je ne cherche pas à
les cacher, bien au contraire. C’est en comprenant mieux le problème que mes élèves
peuvent y remédier. Ainsi, j’accompagne mes élèves dans la recherche de
solutions à leurs problèmes, qu’ils soient académiques ou autres.
Cette semaine, j’ai toutefois cherché à
trouver des solutions à mes problèmes. C’est ainsi que face à un manque de
temps pour m’entraîner, j’ai plutôt pris ce temps durant l’heure du dîner.
Devant une pile de correction qui n’en finit plus, j’ai pris une fin de semaine
complète pour corriger. Devant la fragilité de mes élèves qui s’exprime par de
l’agitation, je suis plus calme, prend plus de temps pour les rassurer et m’assure
d’instaurer un environnement le plus sécurisant possible (ex : musique
zen, lumière tamisée, ton de ma voix rassurant).
« La première règle avant d’agir consiste à se mettre à la place
de l’autre. Nulle vraie recherche du bien commun ne sera possible hors de
là. » de Abbé Pierre
Lors de ma sixième semaine, j’ai beaucoup
mentalisé avec mes élèves. En cette dernière semaine avant les examens, j’ai
décidé de rassurer l’anxieux de mes élèves en leur expliquant que je le reconnaissais
et le comprenais, mais que j’avais des solutions pour le rassurer. Ainsi, je
les ai préparé, non seulement sur le rappel des stratégies à employer lors de l’examen,
mais aussi aux habitudes à adopter pour calmer leur anxieux. Aussi, j’ai
mentalisé leur fatigue, car cette semaine était chaude et nous avons travaillé
beaucoup et longtemps. Le fait de mentaliser ne suffit pas toujours.
Mentaliser, c’est aussi se mettre à la place de l’autre et malgré mon propre
anxieux qui voulait profiter de chaque minute pour les préparer aux examens, j’ai
pris du temps pour m’amuser avec mes élèves à l’extérieur!
« La valeur d'un professeur se mesure à la personnalité de ses
élèves. » de René Leriche
Lors de ma septième semaine d’analyse de
pratique, j’ai travaillé les subpersonnalités de mes élèves. En plein examens
du ministère, mes élèves ont besoin de comprendre qu’ils ne sont pas « bons »
ou « poches » comme ils se le disent à haute voix. Pour tout le
groupe, j’ai expliqué qu’il fallait chercher sa subpersonnalité du travailleur,
qui donne tout son maximum pour réussir, qui s’investit pleinement dans son
évaluation. Il s’agit d’ailleurs une explication positive comportementale au lieu
d’une explication négative caractérielle que plusieurs enfants doivent
développer. Ils devraient laisser de côté leur paresseux qui trouvera le temps
long durant les deux heures d’examen et qui, après une heure, ne voudra plus réviser
ses réponses ou fera semblant. Pour commencer, avant l’examen, j’ai fait sept
respirations en pleine conscience afin de libérer dans notre cerveau limbique
notre subpersonnalité stressée et/ou anxieuse pour chercher notre calme et
notre confiant. Je suis passé dans les rangées de bureaux pour rappeler à
certains élèves le nécessitant que s’ils ont une subpersonnalité qui doute d’eux-même,
ils en ont une qui sait toutes les réponses et qui est confiante et optimiste. Or,
le lendemain de la première épreuve, j’ai dû faire un retour avec certains élèves
qui se sont fait avoir par leur subpersonnalité trop confiante ; ils n’ont pas
donné tout ce qu’ils pouvaient, ils se sont faits trop confiance et n’ont pas
révisé leur examen. Certains ont même été en situation d’échec, alors qu’ils
auraient dû avoir un bien meilleur résultat. L’épreuve de lecture se faisant en
deux temps, je leur ai demandé de chercher leur subpersonnalité méfiante, qui
se pose beaucoup de questions et cherche à s’assurer que leurs réponses sont
les plus adéquates possibles et répondent le mieux aux exigences du ministère
et les progrès furent énormes!
Non seulement j’ai travaillé les
subpersonnalités de mes élèves en contexte d’examen, mais aussi en contexte
relationnel. En effet, un conflit perdurait entre trois élèves de ma classe.
Deux d’entre eux jouaient avec la fragilité du troisième. J’ai fait prendre
conscience à ceux qui blessaient le troisième qu’ils avaient deux amis en eux :
un ami « bitch » et un « bon » ami. L’ami « bitch »
se moque de l’autre, n’est pas loyal, s’amuse volontairement ou non à faire du
mal à l’autre, ne fait pas preuve d’empathie envers l’autre, pense à soi avant
l’autre. Le « bon » ami fait attention à l’autre, lui ait loyal, s’assure
de protéger la partie fragile de l’autre lorsqu’il l’expose avec vulnérabilité,
fait preuve d’empathie et pense à l’autre parfois avant soi. Je leur ai
expliqué qu’en ce moment, ils étaient des amis « bitch » et ils m’ont
fait part qu’ils n’aimaient pas cette subpersonnalité. Après s’être excusés au
troisième élève, ils lui ont expliqué qu’ils s’engageaient à ne plus être de
mauvais amis, mais de bons amis qui l’aideraient et resteraient loyaux envers
lui.
Ce troisième élève est lui-même en souffrance. J’ai
fait un grand travail avec lui pour lui expliquer qu’il n’était pas
susceptible, comme il se le répète depuis le début de l’année, mais qu’il a un
susceptible qui est fort en lui, car il a été souvent blessé par les autres,
donc il cherche à se protéger. Il a toutefois un confiant qui, quand le
contexte et la sécurité en amitié sera plus stable, pourra mieux s’exprimer.
Cette semaine était chargée en émotions négatives pour lui et je lui ai fait
prendre conscience que notre vie est cyclique : comprenant des cycles plus
optimiste et d’autres plus négatifs qui se succèdent. Présentement en cycle
négatif, je lui ai expliqué que la première chose à faire est de l’accepter.
Ensuite, de travailler ses subpersonnalités positives. Ainsi, il devrait mettre
de côté son impatient et chercher son patient, mettre de côté son ami « bitch »
à lui aussi et chercher son « bon » ami. Une belle amélioration dans
les relations avec les autres s’est effectuée en ce cours laps de temps! Un
travail à poursuivre!

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