Compétence 1 : Agir en tant que professionnel héritier, critique et interprète d’objets de savoirs ou de culture dans l’exercice de ses fonctions.
Le bonheur n’est pas inné, il faut le cultiver par la culture. Cette citation illustre à merveille le pouvoir d’éveil qu’a la culture sur l’individu. Notre rôle d’enseignant est d’éveiller nos élèves à celle-ci afin de les rendre meilleurs et plus heureux. Comme le spécifie le Programme de formation de l’école québécoise (2001), « L’école a donc un rôle actif à jouer au regard de la culture, entendu comme le fruit de l’activité de l’intelligence humaine, non seulement d’hier mais d’aujourd’hui. À cette fin, elle doit offrir aux élèves de nombreuses occasions de découvrir et d’apprécier ses manifestations dans les diverses sphères de l’activité humaine au-delà des apprentissages précisés dans les programmes disciplinaires. Par ailleurs, chaque discipline est porteuse de culture tant par son histoire que par les questionnements particuliers qu’elle suscite ». Il est alors facile d’intégrer la culture en classe, car elle peut servir toutes les disciplines de notre enseignement.
Dans le cadre de mon troisième stage se faisant hors Québec, la culture a pris une place très importante. En plus de découvrir les richesses culturelles de l’Italie, j’ai partagé à mon tour certains aspects de ma culture québécoise à mes élèves et amis italiens. Parmi les projets culturels que j’ai mis en place lors de ce stage, l’interprétation du « P’tit bonheur » de Félix Leclerc est ma plus grande fierté.
Notre projet commun visait à faire connaître un élément de notre culture québécoise à travers la découverte d’un de nos poètes inspirants, Félix-Leclerc. Plus précisément, nous avons élaboré une vidéo réalisée par nos élèves qui y interprètent le « P’tit bonheur » avec la passion, la détermination et la spontanéité des enfants de cinq à douze ans.
Lors de ce stage à l’étranger, chaque matin se faisait au rythme des poèmes de Félix. En plus de se familiariser avec le contenu du texte, avec les images qu’il suscitait, je présentais la vie de l’homme aux souliers qui ont beaucoup voyagé.
Ce projet commun entre les 28 stagiaires hors Québec a pu également s’inscrire dans le projet de médiation culturelle de la ville de Vaudreuil-Dorion avec laquelle nous avons établi un partenariat ainsi que l’équipe bénévole de la maison de Félix Leclerc. Alors que la ville de Vaudreuil-Dorion met en place plusieurs activités à caractère culturel pour unir les diverses communautés qui s’y installent récemment, notre projet s’inscrivait dans cette perspective de rassemblement des hommes dans leur diversité par le pouvoir unificateur de la culture. Nous avons également perpétué la mémoire de Félix Leclerc et ainsi collaboré avec les bénévoles de sa maison à Vaudreuil-Dorion, lieu de résidence du poète pendant plusieurs années.
Par ce projet, j’ai pu découvrir le grand intérêt que manifestent les enfants pour la culture, aussi diverse qu’elle soit. J’ai vu les sourires des enfants, des parents et de mes collègues tout au long de ce « p’tit bonheur » qu’a été notre projet. La culture s’intègre facilement en classe, il ne faut qu’un peu de volonté de la part de l’enseignant et se créent de grands et beaux projets. « Mon bonheur a fleuri, il a fait des bourgeons. C'était le paradis, ça se voyait sur mon front. » — Félix Leclerc
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