Enseigner, c'est offrir une partie de soi.

On n'enseigne pas ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir : on n'enseigne et on ne peut enseigner que ce que l'on est. - Jean Jaurès

vendredi 9 octobre 2009

« Le langage est la peinture de nos idées. » — Rivarol

Compétence 2 : Communiquer clairement et correctement dans la langue d’enseignement, à l’oral et à l’écrit, dans les divers contextes liés à la profession d’enseignant.

La maîtrise de la langue est un aspect primordial de l’instruction. La langue est l’outil de communication par excellence de l’enseignement. C’est elle qui exprime nos idées. Bien maîtriser sa langue, c’est exprimer ses propos de façon appropriée et comprendre ceux des autres. C’est pourquoi je considère qu’il est très important d’y être sensibilisé et de la maîtriser parfaitement afin de la transmettre aux futures générations. Le souci de qualité dans mon français écrit et oral est dû en partie à mes origines françaises. En effet, je suis fier d’être riche d’une double citoyenneté : canadienne et française. Ma mère étant originaire de Bretagne, j’y ai passé tous mes étés d’enfance. La langue est donc mise sur un piédestal dans ma famille et je suis reconnaissant d’avoir eu le soutien et l’exigence de l’excellence dans mon parlé écrit et oral. 

Toutefois, il m’arrive encore de faire quelques erreurs à l’écrit comme à l’oral. Pour ce qui est de l’oral, j’ai appris à améliorer la qualité de ma voix dans un cours d’appoint. Auparavant, je faisais des abus vocaux afin de me faire comprendre par tous. Or, en situation d’enseignement, il est primordial que tout le monde puisse m’entendre, sans que je force ma voix pour autant. J’ai appris à ouvrir davantage ma bouche pour que ma voix puisse porter sans être forcée. Mon débit était également un des points faibles de ma voix, car il était trop rapide. Non seulement le public peut avoir du mal à saisir le contenu de mes propos, mais en parlant trop rapidement, je perdais moi aussi le fil de mes idées. J’ai donc appris à prendre davantage de poses et à ralentir mon débit. Finalement, pour ce qui est de ma voix, j’ai pris connaissance de bien articuler les mots, car en position d’enseignant, il est important de donner le parfait exemple de maîtrise de la langue.

À l’oral, j’ai également appris à éviter toutes erreurs de prononciation. La langue française arbore plusieurs accents qui ajoutent de la couleur et de la diversité. Cependant, j’ai pris connaissance des inconvénients que peuvent avoir ces accents sur la qualité de la langue et sur notre capacité de communication. En effet, c’est un travail ardu et continuel que d’éviter les régionalismes qui entravent une bonne relation de communication entre les divers membres de la francophonie. Je mets donc un point d’honneur à l’amélioration de mon accent afin de le rendre le plus international possible.

Pour ce qui est des erreurs à l’écrit, je considère qu’il est important de montrer aux élèves que nous devons tous faire attention à la qualité de notre français. Toutefois, je trouve également important de leur montrer qu’il arrive à tout le monde, même à leur enseignant, de faire des erreurs ou de ne pas connaître nécessairement l'orthographe d'un mot. Cela permet aux élèves de constater que l’apprentissage du français est continuel et surtout jamais complètement acquis.

« Un enjeu important de la compétence à écrire est de maitriser l’orthographe. […] Un rapport à l’orthographe, caractérisé par la crainte de la faute, conduit à l’inhibition du scripteur en développement. Ainsi, le scripteur peu habile va bien souvent renoncer à l’écriture » (DESROCHERS, A., MARTINEAU, F. et MORIN, Y.C. 2008, Orthographe française : évolution et pratique. Ottawa : Les éditions David.).

Il est donc très important pour l’enseignant de favoriser un apprentissage du français qui rime avec plaisir et non avec le sentiment d’échec qui est trop fréquent dans l’enseignement de la langue. La littérature devient alors un outil fort intéressant. Je vois en la littérature une possibilité d’enrichir notre vocabulaire tout en s’amusant. De plus, j’essaie d’utiliser le plus de véhicules pour enrichir la langue française, telle que la musique, le cinéma, les journaux, les bandes dessinées, etc.

L’enseignant se doit donc d’être un modèle en français pour ses élèves. Il doit également leur montrer les stratégies qui l’ont amené à se perfectionner en français, pour que l’élève comprenne mieux le travail qui doit être fait pour avoir acquis complètement les compétences de la langue française.

Lors de mes expériences parmi les classes du préscolaire et du premier cycle, j’ai découvert l’importance de la lecture d’histoire et des orthographes rapprochées. Ces deux types d’activités permettent à l’élève de s’initier à la pratique du français, d'en comprendre les normes et les stratégies même s’il n’a pas encore complètement acquis les compétences en lecture et en écriture. (Lavoie, N. (2006). L'éveil au plaisir de lire et d'écrire.) Au préscolaire, j'y accordais d'ailleurs une grande importance et les enfants avaient du plaisir à écrire, notamment des cartes postales envoyées à Monsieur Castor, la mascotte de la thématique des enfants du monde qui prenait un soin très particulier à répondre à tous les enfants lui écrivant. Comme quoi, apprendre à lire et à écrire peut se faire par le plaisir.


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