Enseigner, c'est offrir une partie de soi.

On n'enseigne pas ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir : on n'enseigne et on ne peut enseigner que ce que l'on est. - Jean Jaurès

lundi 12 octobre 2009

Ma conception de mon rôle de stagiaire concernant les élèves

Selon moi, un bon élève est un enfant qui aime l’école. Lorsque l’école devient un fardeau, un endroit où l’élève ne se sent pas à sa place, il faut alors lui venir en aide. Il faut que l’école soit un lieu où l’enfant aime apprendre et surtout un lieu où il se reconnaît. Après tout, l’école a trois missions, dont celle de qualifier, c’est-à-dire d’offrir à tous les élèves « un environnement éducatif adapté à ses intérêts, à ses aptitudes et à ses besoins en différenciant la pédagogie et en offrant une plus grande diversification des parcours scolaires » (Programme de formation de l'école Québécoise). Il est alors toujours possible d’intéresser un élève à l’école, il faut pour cela savoir l’écouter et le comprendre afin de cibler ses préférences et ses goûts et se rappeler que tous nos élèves ne suivront pas le même parcours. Nous devrons donc les aider à trouver le leur.

Pour moi, un élève ayant une faible estime de soi pourrait représenter les diverses facettes d’un élève en difficulté. En effet, lorsqu’un enfant manque d’estime, il a souvent de la difficulté à socialiser, à se faire des amis, à travailler en équipe. De plus, lorsqu’un enfant manque d’estime, il n’est pas intéressé dans ses études. Cela peut le mener à ne pas reconnaître ses forces et ses intérêts ne lui semblent pas importants. Je considère qu’un enfant ayant une faible estime de soi a alors de la difficulté à répondre à l’un des trois objectifs de l’école, sinon tous, que sont l’instruction, la socialisation et la qualification. C’est pourquoi, en tant que futurs enseignants, nous devons veiller au développement global de l’enfant dont l’estime de soi représente une part importante.

Le groupe auquel j’aimerais enseigner serait avant tout un groupe ayant une bonne dynamique. Je veux que ma classe soit amusante, que l’on se sente bien et que tous les élèves en gardent un bon souvenir. Je préférerais enseigner à des enfants du deuxième cycle ou du troisième. Peu m’importe leurs capacités ou leurs caractéristiques, j’accepterais tous les enfants tels qu’ils sont et ferais mon possible pour qu’ils se sentent appréciés dans mon groupe. Ce que j’aimais à mon école primaire, c’était que les élèves de différentes origines étaient bien accueillis et parfois des élèves ayant des retards mentaux ou des difficultés de comportements et d’apprentissages importants l’étaient aussi. Nous apprenions alors à nous familiariser avec les différences qui façonnent notre monde actuel et ces enfants se sentaient vraiment intégrés au groupe.

Toutefois, une classe à laquelle je n’aimerais pas enseigner serait un endroit où je ne peux pas me rapprocher de mes élèves, à cause des règles de vie de l’école. Une classe où la performance académique est le seul objectif à atteindre et où le bonheur des enfants n’est pas important. Je dis cela, car je l’ai vécu dans mes dernières années de primaire dans un établissement privé où les enfants étaient toujours poussés à avoir une bonne performance et où la compétition gâchait leur relation et leur estime de soi. Je serai prêt à enseigner autant à des enfants handicapés qu’à des élèves ayant des troubles de comportement ou d’apprentissage, tant et aussi longtemps que ceux-ci peuvent vivre autre chose que la performance de certains et l’échec des autres.

Propos tirés de MA CONCEPTION DE MON RÔLE DE STAGIAIRE, à l'automne 2008.

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