Enseigner, c'est offrir une partie de soi.

On n'enseigne pas ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir : on n'enseigne et on ne peut enseigner que ce que l'on est. - Jean Jaurès

samedi 27 mars 2010

« Un professeur qui essaie d’enseigner sans inspirer à ses élèves le désir d’apprendre frappe sur des têtes dures. » — Horace Mann

Compétence 3: Concevoir des situations d’enseignement-apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation.

Lors de la conception d’une activité d’apprentissage, je cherche toujours à inspirer à mes élèves le désir d’apprendre. Je m’assure de susciter leur intérêt tout en respectant les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation.

Depuis longtemps, je désirais aborder un thème qui m’interpelle tout particulièrement, la diversité culturelle du monde. Lors de mon second stage en maternelle, j’ai profité de la diversité des origines de certains de mes élèves pour élaborer sur ce sujet. Grâce à ce stage fait au préscolaire, j’ai pu créer diverses activités de natures didactiques différentes, tenant compte des compétences et contenus du Programme de formation de l’école québécoise, de la progression des élèves dans ces compétences et des caractéristiques de ces derniers.

Le préscolaire est l’univers idéal pour l’approche par thème. « Il faut […] rappeler que les grandes orientations de l’éducation préscolaire optent pour le développement global de l’enfant dans le cadre d’un horaire souple et avec des activités diversifiées. L’approche thématique convient donc particulièrement bien au contexte d’enseignement-apprentissage et aux mandats de la maternelle ». (Raby, C. et Charron, A. (2009). Intervenir au préscolaire : Pour favoriser le développement global de l’enfant. Montréal :CEC, p.172.). Ainsi, par le thème de la diversité culturelle, j’ai pu concevoir des situations d’enseignement-apprentissage en respect des notions didactiques les plus récentes au préscolaire : passant de la création de coins aux ateliers tournants.

Malgré que plusieurs enseignants considèrent qu’un enfant du préscolaire ne peut s’intéresser et comprendre que ce qui environne son milieu immédiat (son quartier, voir sa ville), j’ai décidé d’enrichir les élèves vers un niveau plus élevé de connaissances (le monde) tout en les rattachant à un élément de leur milieu. En effet, j’ai utilisé comme déclencheur à toute cette belle aventure, un personnage qui me caractérise : Monsieur Castor. Ce sympathique petit rongeur qui vit réellement dans la forêt où je demeure était parti pour l’hiver faire le tour du monde. En plus d’adresser des cartes postales des différents pays qu’il visitait à la classe, Monsieur Castor nous envoyait des objets, servant de déclencheur aux activités, dans sa valise de voyage! Les enfants de la maternelle étant très imaginatifs ont embarqué rapidement dans la thématique et avec beaucoup d’enthousiasme. Les objets de Monsieur Castor les raccrochaient à la thématique et les apprentissages réalisés par les enfants furent étonnants!


Toutes les six compétences du préscolaire ont été intégrées durant ces deux semaines à l’intérieur des situations d’apprentissage que j’ai bâties. Les compétences que l’enfant du préscolaire doit travailler « sont amenées à être développées au moyen du jeu et de l’activité spontanée, et aussi par ses expériences, ses échanges et ses réalisations quotidiennes » (Raby, C. et Charron, A. (2009). Intervenir au préscolaire : Pour favoriser le développement global de l’enfant. Montréal :CEC, p.5.). Ainsi, la compétence 1, agir avec efficacité dans différents contextes sur le plan sensoriel et moteur, a été entre autres abordée par l’apprentissage d’une petite ronde d’origine flamande où les enfants devaient coopérer et élargissaient leur répertoire d’actions, par l’expérimentation d’actions de motricité globale. La compétence 2, affirmer sa personnalité, a permis aux enfants d’exprimer leurs goûts dans la réalisation d’un masque africain lors des ateliers tournants où ils devaient faire preuve d’autonomie dans le choix du matériel. La compétence 3, interagir de façon harmonieuse avec les autres, a été expérimentée lors d’un exercice de détente, « le massage pizza », où les enfants collaboraient afin d’assurer une façon différente d’assurer leur bien-être. La compétence 4, communiquer en utilisant les ressources de la langue, s’est manifestée dans le coin écriture où les enfants, en plus de démontrer de l’intérêt pour la communication, produisaient un message par la création d’une carte postale pour Monsieur Castor. En respect avec la volonté d’apprentissage par le jeu du préscolaire, les enfants étaient libres dans ce coin où ils pouvaient se référer à des étiquettes mots afin de produire leur message qui passait du simple gribouillage à l’écriture de véritables phrases.

À l’aide d’une immense carte du monde traçant les voyages de Monsieur Castor ainsi qu’un pictogramme localisant l’école dans le monde, les enfants travaillaient également leur compétence 5, construire sa compréhension du monde, en manifestant de l’intérêt pour la géographie. Finalement, la compétence 6, mener à terme une activité ou un projet, a été pratiquée lors de l’atelier obligatoire où les enfants devaient se responsabiliser à la gestion du temps pour faire une œuvre inspirée de l’art aborigène d’Australie. De plus, ils devaient transmettre leurs résultats dans une évaluation que je faisais individuellement pour vérifier leur capacité à décrire leur démarche. En conclusion, le préscolaire m'a permis d'élaborer plusieurs situations d'enseignement-apprentissage et ce, en fonction des contenus et compétences que les enfants de la maternelle doivent développer et du développement de ces compétences dans le Programme de formation de l'école québécoise. Toutes ces activités d'apprentissages suscitaient le plus grand intérêt des enfants!

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