Enseigner, c'est offrir une partie de soi.

On n'enseigne pas ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir : on n'enseigne et on ne peut enseigner que ce que l'on est. - Jean Jaurès

jeudi 15 avril 2010

Planifier vous aide à mieux enseigner!

Demandez à Jeannot Lapin quelle est la clé du succès pour faire une chasse au trésor réussie dans l’école et il vous répondra la planification! En effet, bien qu’elle nous prenne beaucoup de temps, la planification est un outil essentiel, surtout en stage! C’est grâce à elle que j’ai pu bien maîtriser la gestion de mes activités durant mes journées de prise en charge. Elle me permet non seulement de mieux cibler mes objectifs et compétences que je désire faire travailler, mais elle me donne également l’opportunité de m’ajuster aux imprévus, car je sais où je m’en vais. En effet, il est essentiel de détailler chaque semaine et chaque journée pour savoir quels contenus nous allons véhiculer aux enfants. En plus, la planification de certaines activités plus difficiles nous permet de réfléchir à leur fonctionnement. Sans planification, je ne vois pas comment un enseignant pourrait s’y retrouver, surtout au préscolaire où les informations doivent souvent être illustrées et où les activités et ateliers demandent en général beaucoup de matériel et de temps à préparer.

Dans mes objectifs de stage, la planification a pris une place importante. Afin d’éviter des surprises désagréables dans mes activités, telles que le manque de temps ou de matériel, j’ai eu à réaliser des planifications précises et détaillées. Ma planification me permettait de me rappeler des différentes étapes d’une situation d’apprentissage que sont le déclencheur, le déroulement et l’objectivation. Dans mes planifications, je réfléchissais également au temps que l’activité pourrait prendre aux élèves et à une activité d’enrichissement pour les plus rapides. Je marquais également certains commentaires pouvant m’aider à gérer les particularités de quelques élèves. Par exemple, j’utilisais les élèves ayant des difficultés de langage pour expliquer les consignes afin qu’ils puissent s’exprimer. Malgré que je ne jetais que très rarement un coup d’œil sur ma planification durant l’activité, je pouvais la réviser le matin ou durant le dîner afin de me préparer à son fonctionnement et de prévoir le matériel.

Dans mon stage, la planification a eu une grande importance puisque je devais m’habituer à la routine de mon enseignante. Étant donné que j’avais également des élèves présentant des troubles envahissants du développement, je devais respecter le plus possible la routine de classe, afin d’éviter un choc trop brutal dans leur quotidien. D’autant plus que j’ai pris la classe en charge totale plus de jours que prévu, il fallait que je maîtrise jusqu’au bout des doigts cette routine : de l’accueil des élèves le matin au départ à la maison l’après-midi. La planification me permettait donc de vivre la routine avant l’activité, de cibler les moindres petits détails et particularités de la gestion de cette dernière et me servait surtout de référence lors de ma prise en charge.

Pour les élèves, j’étais plus apte à réfléchir au contenu à faire apprendre ainsi qu’à leurs interrogations plutôt qu’au déroulement de la journée que j’avais préparée à l’avance. Une fois la routine maîtrisée et les étapes de mes activités réfléchies, j’étais plus ouvert à laisser les enfants enrichir les autres par leurs découvertes et leurs remarques. Ils devenaient alors les acteurs de leurs apprentissages et c’est ma planification qui leur accordait cette place puisque je savais où je devais aboutir à la fin de l’activité.

Réflexions tirés du Bilan de stage 2, du cours FPM2500 : Stage d’enseignement II : construction de repères pédagogiques et culturels.

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