Enseigner, c'est offrir une partie de soi.

On n'enseigne pas ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir : on n'enseigne et on ne peut enseigner que ce que l'on est. - Jean Jaurès

jeudi 15 avril 2010

La gestion de classe, un jeu d’enfant?

Demandez à Monsieur Tricératops comment avoir un groupe en silence dans le couloir, il vous répondra que c’est en transformant une tâche ennuyante qu’est la gestion de classe en jeu que les enfants embarquent vraiment! Alors, faites-les marcher dans les couloirs à la manière des dinosaures qui doivent être en silence pour ne pas se faire manger par un Tyrannosaure et le tour est joué! Quoiqu’elle soit maintenant une force pour moi, j’ai beaucoup travaillé sur ma gestion de classe. Ce n’est pas toujours facile de gérer son groupe en respectant ses valeurs pédagogiques, en sanctionnant les mauvais comportements et en valorisant les bons, tout en n’accordant pas trop de temps à mettre en place et en restant simple!

Toutefois, je considère que le moyen le plus simple est le renforcement positif. Au lieu de punir certains élèves qui parlent en même temps que moi, je souligne le bon comportement d’un autre enfant qui lui est à l’écoute. Avec les enfants plus jeunes, ce type d’intervention marche à merveille, car tous veulent être montrés en exemple par le professeur! En plus d’obtenir le comportement que je désire, je n’ai pas à utiliser la négativité. Il est d’ailleurs toujours plus agréable de souligner le positif que de punir le négatif qui finit par être pesant en fin de journée. Par le renforcement positif, le climat de classe semble alors beaucoup plus serein et joyeux.

De plus, une chose que j’ai grandement appréciée dans la gestion de classe de mon enseignante associée en maternelle était sa façon d’éviter les problèmes. « Mieux vaut prévenir que guérir » n’est-ce pas? Alors, lorsque nous sentions que l’attention des élèves était plus difficile, les faire bouger très rapidement sur place afin de bruler leur énergie stockée s’avère être un petit miracle! Demander également à un enfant plus « actif » (sinon hyperactif) de faire un tour jusqu’au gymnase avec des poids (par exemple des lézards) puis de revenir en classe, tout en lui spécifiant que ce n’est pas une punition, fonctionne également très bien. Bref, il faut savoir être à l’écoute de son groupe et des particularités de ses élèves, afin de savoir prévenir les problèmes au lieu de devoir les régler.

Réflexions tirés du Bilan de stage 2, du cours FPM2500 : Stage d’enseignement II : construction de repères pédagogiques et culturels.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire