Enseigner, c'est offrir une partie de soi.

On n'enseigne pas ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir : on n'enseigne et on ne peut enseigner que ce que l'on est. - Jean Jaurès

dimanche 23 janvier 2011

« Connais-toi toi-même. » — Socrate

Compétence 11:S’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel.

Cette citation inscrite sur le fronton du temple de la pythie de Delphes signifie, pour les philosophes grecs, que la connaissance de soi-même est synonyme de sagesse. « Elle permettrait en effet à l’individu de prendre conscience de ses propres limites, de se libérer de ses défauts, de développer ses qualités » (http://lettresbacpro.free.fr/philo2.htm , consulté le 9 juin 2011). L’acte d’enseignement est un acte réflexif qui implique de l’enseignant une analyse de son travail fait auprès des élèves afin de leur offrir le meilleur enseignement possible.

En tant qu’enseignant, nous pouvons passer d’une réussite à un échec dans la même journée, des moments qui nous stimulent et d’autres que nous aurions aimé ne pas vivre. La rapidité à laquelle nous pouvons basculer d’un sentiment de succès à un moment problématique peut parfois dérouter. L’important toutefois, ce n’est pas d’être toujours performant, mais de se poser les questions permettant de nous améliorer « parce que l’acte d’enseigner est un acte réflexif, interactif, complexe et professionnel qui vise le développement de personnes » (Former des enseignants réflexifs, FPM 1550, Sophie Desbiens).

La pratique réflexive devient alors un outil essentiel à notre formation. « Selon Schön (1983), la pratique réflexive peut se définir comme un dialogue entre la pensée et l’action par lequel le professionnel devient plus efficace ».

Mon outil privilégié est le journal de bord. En effet, d’abord imposé, le journal de bord me semblait une tâche supplémentaire qui, je le pensais autrefois, ne m’apporterait que plus de travail. Or, le journal de bord fut mon plus précieux allié dans les moments de réussite et de difficultés que j’ai rencontrés au cours de mes deux stages au Québec. J’y analyse mes points forts afin de mieux comprendre ce que j’ai pu faire pour connaître des réussites, mais j’essaie également de mieux comprendre les moments plus difficiles afin d’éviter de revivre ces expériences.

Lors de mon second stage à la maternelle, je me suis fixé des objectifs pour chacune des compétences que je devais développer. Cela me permettait de mieux comprendre mes défis. De plus, en gardant les traces de mes réflexions, cela me permet de mieux comprendre tout le travail de réflexion qui m’a conduit à la pratique enseignante que je vis actuellement. Sans mon journal de bord, j’aurai peut-être été submergé par la charge de travail que je devais accomplir. Enfin, le journal de bord m’a conforté dans mon processus d’apprentissage de ma formation d’enseignant.

J’ai choisi un extrait de mon journal de bord où, après discussion avec mon enseignante associée, j’ai analysé les points forts d’une de mes activités ainsi que les points que je pourrais améliorer. De plus, cet extrait de mon journal de bord présente mes observations concernant les interventions de mon enseignante. Finalement, le commentaire de ma superviseuse de stage m’a motivé à poursuivre cette démarche réflexive, même hors stage, durant mes journées de suppléance où parfois je ne garde pas trace de mes réussites ou des problèmes rencontrés. Or, le journal de bord me permet de mieux me comprendre et il faut se connaître avant de pouvoir être réceptif à cheminer avec une équipe cycle ou des collègues enseignants.


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