Enseigner, c'est offrir une partie de soi.

On n'enseigne pas ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir : on n'enseigne et on ne peut enseigner que ce que l'on est. - Jean Jaurès

jeudi 26 décembre 2013

« Accompagner quelqu’un, c’est se placer ni devant, ni derrière, ni à la place. C’est être à côté. » ─ de Joseph Templier

Dans le cadre du cours Accompagner l’enfant stressé et anxieux, j’ai eu à accompagner une élève dans la gestion de son stress et de son anxiété. Cet accompagnement s’est fait durant deux mois et demi et se poursuivra toute l’année sous forme de séances de vingt à quarante minutes par semaine. Comme l’exprime si bien Joseph Templier, écrivain français, cet accompagnement avait pour but  principalement de m’outiller afin que je sois capable d’être aux côtés de l’enfant stressé et anxieux afin qu’il prenne conscience de son anxiété, qu’il puisse la maîtriser et s’automotiver à poursuivre sa démarche de gestion de son stress et de son anxiété. Pour pouvoir aider l’enfant, il faut d’abord que je puisse comprendre ce qu’il vit afin de pouvoir agir à ses côtés.

Il y a un an et demi, j’ai commencé un travail personnel et spirituel afin de prendre le temps de m’occuper de mon corps, de mes pensées, de mes émotions et d’adopter des comportements sains dans lesquels je me sens en harmonie avec mon être tout entier. La pratique du yoga, de la respiration consciente et de la méditation, un régime équilibré et des moments agréables entre amis et famille m’ont permis de vivre en équilibre avec mon stress et de diminuer grandement mes anxiétés.

Maintenant plus conscient de mon état d’équilibre, c’était le temps pour moi d’aider mes élèves à en faire de même. À travers l’accompagnement que j’ai effectué avec mon élève, j’ai pris conscience que l’enfant anxieux a surtout besoin d’une relation d’attachement sécuritaire et aimante. La logique des cours suivi avec Monsieur Robillard semble parfaite, car je comprends mieux mes élèves anxieux et évite d’alimenter leur stress et/ou leur anxiété. Avec mon élève, j’ai notamment été surpris de constater que cette grande anxiété n’avait besoin que de distanciation, de respiration et d’engagement, trois pratiques qui me permettent également de mieux gérer mon stress et mon anxiété.

J’ai pris conscience qu’on ne pourra jamais éradiquer les stresseurs de l’élève, mais lui apprendre à combattre le stress. « Le cerveau est un combattant. L’élève doit donc apprendre à les combattre, ce qui va l’amener à augmenter son sentiment de compétence. » (Lupien, 2006) Le tout doit se faire dans la bonne humeur et l’humour, comme le fait Katy Perry dans sa vidéo Roar qui représente à merveille les stresseurs que sont la perte de contrôle, l’imprévisibilité, la nouveauté et l'égo-menacé.

« Le doute amène l'examen et l'examen la vérité. »   de Pierre Abélard

Il ne faut pas hésiter à accompagner un enfant stressé et anxieux. Le doute même qu’un enfant vive une anxiété de nature pathologique qui nécessiterait une intervention de la part de l’adulte doit être à considérer et l’adulte se doit d’en faire l’examen pour en découvrir la vérité. 

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