Enseigner, c'est offrir une partie de soi.

On n'enseigne pas ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir : on n'enseigne et on ne peut enseigner que ce que l'on est. - Jean Jaurès

mercredi 3 octobre 2012

« L’éducation est un apprentissage social. Elle nous aide à grandir et à vivre. » – John Dewey

Par l’éducation, je cherche à faire développer plusieurs compétences à mes élèves qui leur permettront d’évoluer, de grandir et d’être plus aptes à s’adapter aux diverses situations que leur proposera la vie, car comme le précise John Dewey, l’éducation vise avant tout à permettre l’épanouissement de l’individu. Cette tâche nécessite de ma part une réflexion sur mes propres compétences, c’est-à-dire sur mes savoirs faire et mes savoirs agir en situation de travail , afin de pouvoir contextualiser au mieux les compétences de mes élèves.

1- Savoir-agir

« Sans savoir, je ne peux pas vivre libre. »

– Xavier Dorison Le troisième testament – Luc ou Le souffle du taureau

Il ne suffit pas seulement de savoir, mais aussi savoir quoi faire et quand face aux imprévus. Pour être autonome en tant qu’enseignant ou libre comme le considère Xavier Dorison, il faut être connaissant, posséder du savoir. Ma formation en éducation préscolaire et enseignement primaire à l’UQÀM m’a permis d’acquérir de nombreux savoirs en plus de ma présente initiation aux études de 2e cycle en enseignement préscolaire et primaire à l'Université de Sherbrooke, ce cours étant le second que je suis au 2e cycle.

Par mon esprit d’analyse, je crois être particulièrement engagé dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel (compétence 11). C’est notamment dans cet esprit d’analyse et de perfectionnement que j’ai décidé d’intégrer davantage les nouvelles technologies de l’information et de la communication, communément appelées TIC, dans mon enseignement, car j’éprouvais de la difficulté avec cet aspect. À la suite de nombreuses formations et de recherches personnelles qui m’ont permis d’être un précurseur dans l’utilisation adéquate de certains médiums technologiques tel que moodle ou le scriptorium au sein de ma commission scolaire, je peux maintenant considérer l’intégration des TIC aux fins de préparation et de pilotage d’activités d’enseignement apprentissage, de gestion de l’enseignement et de développement professionnel (compétence 8) comme naturelle et spontanée pour moi. Toutefois, « [i]l ne suffit plus d’être capable d’exécuter le prescrit, mais d’aller au-delà du prescrit », comme le précise Guy Le Boterf (2005). C’est pourquoi, ma formation universitaire et mes expériences de stage m’ont également beaucoup apporté, car j’y ai notamment développé des compétences de type savoir-agir, qui me permettent d’offrir le meilleur enseignement possible à mes élèves.

Parmi mes savoir-agir, je crois tout particulièrement être compétent dans la planification, le pilotage, l’évaluation et la différenciation de situations d’enseignement-apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation (compétence 3, 4, 5 et 7). Je tiens tout particulièrement à cœur l’engagement de mes élèves tout au long de leurs apprentissages. Je m’assure alors de favoriser les styles d’apprentissages visuels, auditifs et kinesthésiques de diverses façons, notamment en travaillant sur le contexte de la classe, soit les types d’activité (pédagogie active, en coopération, par projet, etc.) et par la création de ma relation enseignant-élève (à la suite du cours sur la relation d’attachement avec Monsieur Richard Robillard). Rosée Morissette (2002) considère d’ailleurs que le contexte de la classe est l'un des facteurs les plus importants dans la motivation scolaire des élèves. Car comme le précise Monsieur Le Boterf (2005), « il faut raisonner sur les propensions et pas seulement sur le potentiel individuel des personnes. » Il faut alors se poser la question suivante : « quelle est, dans tel contexte, la propension à créer des compétences? ». C'est pourquoi, je tente d'offrir le meilleur contexte d'apprentissage pour mes élèves, car j'ai à cœur leur réussite et plus particulièrement celle des garçons pour qui l'école est parfois plus difficile.

Malgré ces compétences acquises au cours de ma formation, j’aimerais davantage aider mes élèves en lecture, car cela me pose encore un grand défi, notamment au 3e cycle. J’aimerais également pouvoir mieux aider mes élèves en difficulté, en travaillant plus adéquatement avec les membres de l’équipe pédagogique à la réalisation des tâches permettant le développement et l’évaluation des compétences visées dans le programme de formation, et ce, en fonction des élèves concernés (compétence 10), telles que l’orthopédagogue ou la psychoéducatrice de l'école.

2- Vouloir-agir

« Les aptitudes sont ce que vous pouvez faire. La motivation détermine ce que vous faites. Votre attitude détermine votre degré de réussite. »

– Lou Holtz

Tel que le mentionne Lou Holtz, si j'ai le désire constant de me perfectionner dans l'acquisition de mes compétences professionnelles, c'est en grande partie car l'enseignement me motive, voir me passionne. À la suite du cours sur les intelligences multiples, j'ai compris ce qui me motive dans ma carrière. Il y a bien sûr mon intérêt marqué pour l'humain (interpersonnelle). J'ai donc le souci de la réussite de mes élèves et je partage mes conceptions de l'apprentissage avec eux, ce qui est « un préalable à l'engagement de ces derniers dans leur rôle d'apprenants » selon Morissette (2002). De plus, j'aime avoir une bonne connaissance de moi-même (intrapersonnelle) et je cherche à développer l'identité et l'épanouissement personnel de mes élèves par le questionnement. Finalement, adorant m'exprimer par le mouvement (kinesthésique), je me retrouve avec facilité en mes élèves qui débordent d'énergie et ont ce besoin constant d'être dans l'action.

Dans ma présente classe, je veux offrir un meilleur enseignement des stratégies de lecture, car j'ai de la difficulté à chercher mes élèves kinesthésiques (en particulier mes garçons) pour de tels savoirs et compétences. Je veux également enrichir mon répertoire d'activités sollicitant les différents styles d'apprentissage de mes élèves.


3- Pouvoir-agir

« La créativité est un fleur qui s'épanouit dans les encouragements mais que le découragement souvent empêche d'éclore. »

– Alex F. Osborn

Cette année, j'ai le grand privilège de me retrouver pour une seconde fois dans un milieu qui me donne beaucoup d'encouragements : que ce soient les élèves, les parents, les enseignants et même le niveau. En effet, je suis à nouveau en 6e année à l'école Marguerite-Bourgeoys. Il s'agit de mon deuxième contrat au sein de la commission scolaire. Le milieu dans lequel je me retrouve me permet de développer pleinement mon potentiel enseignant, qui plus est, de perfectionner les compétences que j'ai développées au troisième cycle du primaire. Comme le précise Le Boterf (2005), « le contexte est aussi important à considérer que l'individu » et le contexte dans lequel je me retrouve me permet autant qu'il le permet à mes élèves de m'épanouir.

Avec mon groupe, je travaille en coopération, de façon active (ayant plusieurs kinesthésiques) et souvent à l'extérieur (ayant de nombreux naturalistes). Je désire toutefois poursuivre mon travail en lecture, car plusieurs de mes élèves éprouvent des difficultés et j'espère pouvoir leur offrir toute l'aide dans ce domaine. Je désire finalement offrir tous les outils en mathématiques afin qu'ils comprennent pleinement la matière vue en classe. Selon Le Bortef (2005), c'est grâce à ce contexte exceptionnel dans lequel je me trouve que je peux rendre « possibles et légitimes la prise de responsabilité et la prise de risques » et que je peux pleinement me réaliser en tant qu'enseignant.

Bibliographie

Le Boterf, G. (2005). Construire les compétences individuelles et collectives. Paris, Editions d'Organisation.

Morissette, R. (2002). Accompagner la construction des savoirs. Montréal, Chenelière/McGraw-Hill.



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